Les licences et masters professionnelles de la faculté des lettres et sciences de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ont été officiellement lancées hier, mercredi 24 janvier. Une ouverture qui va permettre à ce temple du savoir de se conformer au monde du travail en formant des hommes prêts à l’«utilisation».
L’université Cheikh Anta Diop s’ouvre au monde du travail et reste en adéquation avec les nouvelles offres d’emploi. Hier, mercredi 24 janvier, la faculté de lettres et sciences a lancé officiellement les licences et masters professionnelles qui devront démarrer au mois de février prochain.

Selon le professeur Alioune Badara Kandji, accesseur, « la faculté fait un pas vers une diversité de formation à savoir les licences professionnelles qui viennent en appoint aux autres licences ». Toutefois, il poursuit : « c’est une manière d’arrimer l’offre de formation à la demande afin de répondre à des besoins présents ».  Le doyen de la faculté de lettres et des sciences n’a pas manqué  de souligner que ces nouvelles lignes de formation entrent dans le cadre de diversifier l’offre de formation mais n’est pas du tout une privatisation au sein de ladite faculté.  Pour les licences et masters professionnels, ils seront payants et seront ouverts aux étudiants de tous les départements de l’Ucad, mais aussi du monde extérieur comme ceux qui sont dans le secteur  actif.

Du coté des étudiants, les avis sont partagés.  Pour la licence professionnelle management du territoire qui a démarré depuis l’année dernière, Mame Binta Diop souligne qu’elle est exceptionnelle.  «Non seulement il y a les professeurs de l’université qui interviennent mais également des professionnels des ministères des collectivités. La formation est pour dix mois dont sept mois en pratique et trois mois en stage. Il y a de l’espoir car les modules enseignés sont intéressants et les stages se passent bien, puisse qu’on est à un mois de la fin de notre formation», fait savoir Mame Binta Fall. D’un  autre coté, des étudiants adhérent à la formation mais trouvent le coût de la formation très élevée, pour eux qui ont du mal  à joindre les deux bouts dans leur formation.

Mohamed Fall, étudiant en département de sociologie, déclare: «en soi, l’idée est bonne, mais il y a quelques problèmes à relever dont le coût de la formation. Non seulement en tant que étudiant, nous aimerions avoir des offres adéquates à la demande. Ce qui n’est pas le cas. Aujourd’hui, on constate des problèmes dans le paiement des bourses. En tant qu’étudiant, c’est difficile de joindre les deux bouts mais payer encore cinquante mille peut relever de l’impossible pour beaucoup des étudiants qui désirent le faire mais qui ne peuvent pas faute de moyens. Pour cela, il faut revoir le coût et faire impliquer l’Etat afin que des étudiants en bénéficient.»

Rappelons que les licences professionnelles sont au nombre de six dont, management du territoire, métier du livre et l’édition ; gestion patrimoine, criminologie, traduction  entre autres.

 

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